Aujourd’hui, les États-Unis de Donald Trump menacent l’intégrité de la science : financements réduits, négation des faits scientifiques, pressions et menaces sur les chercheurs. L’abandon de la science n’est plus une hypothèse, c’est une réalité.
Cette menace ne s’arrête pas aux frontières américaines. Dans un monde interconnecté, où la recherche est une collaboration internationale, attaquer la science aux USA, c’est affaiblir la science dans le monde ; c’est laisser le champ libre à la désinformation, aux décisions politiques courts-termistes et à l’ignorance organisée.
Partout, nous voyons monter l’obscurantisme par la remise en question des vaccins, le climato-scepticisme porté par des intérêts privés, les théories du complot diffusées massivement sur les réseaux sociaux. À chaque recul de la science, c’est la vérité qui vacille, la santé publique qui est en danger, l’avenir de la planète qui s’assombrit. Il ne s’agit pas d’un simple débat d’idées, mais d’un combat essentiel pour préserver la « raison » face aux manipulations et aux mensonges.
Qui peut nier que, depuis des décennies, la science a permis des avancées extraordinaires : la lutte contre les pandémies, la compréhension du climat et de l’évolution de la planète, l’amélioration de notre santé et de ce fait l’allongement de l’espérance de vie.
C’est pourquoi Stand Up For Science France appelle à la mobilisation, le 7 mars 2025, pour défendre un principe fondamental : la science est un bien commun. Elle ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des intérêts politiques.
Au-delà de la protestation nécessaire, l’Union européenne et chacun de nos pays doivent apporter aux chercheurs américains un accueil pour leur permettre de poursuivre leur travail. Ne commettons pas l’erreur, lors de l’effondrement de l’Union soviétique, de laisser partir les chercheurs en Russie et en Chine.



