La photo circule sur les réseaux : M. Lefrand, maire d’Évreux, pose avec Dayot Upamecano à l’occasion d’un mariage familial. L’international français est en effet passé par l’Évreux FC 27. Une fierté locale, certes. Mais une fierté bien silencieuse le reste du temps.
Car cette mise en avant ponctuelle masque mal une réalité plus préoccupante : l’absence d’un vrai projet politique pour le football amateur à Évreux. Où est l’ambition municipale pour structurer une filière locale ? Quels moyens sont donnés aux éducateurs, aux clubs de quartier, aux jeunes qui rêvent — non de gloire — mais d’un terrain praticable et d’un encadrement digne ?
Upamecano est l’arbre qui cache la forêt. Derrière lui, des centaines de jeunes Ebroïciens manquent de moyens, de reconnaissance, de perspectives. Le football, ici, n’est pas qu’un sport : c’est une école de la vie, un facteur d’émancipation, parfois même un dernier filet social. EFC 27 fait un travail remarquable en la matière ; si peu soutenu par la municipalité actuelle.
RPA le dit avec clarté : soutenir le sport populaire, ce n’est pas se prendre en photo avec les meilleurs, c’est donner à tous les moyens d’exister, de progresser, de s’engager. Cela passe par des infrastructures rénovées, un soutien aux éducateurs, une vraie politique de formation et une écoute constante des clubs de terrain.
L’Évreux FC 27 a besoin de plus que des souvenirs : il a besoin d’un avenir.
