Israël/Palestine : deux Peuples, deux États pour que la paix ait une chance

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La paix et la justice au Proche-Orient ne peuvent être atteintes que si les droits de tous les Peuples y sont respectés. La Palestine a droit à l’autodétermination, tout comme l’État d’Israël a droit à la sécurité. Depuis des décennies, le Peuple palestinien vit dans une situation d’occupation, de déplacement et de privation de droits fondamentaux.

Aujourd’hui même, aux Nations unies, la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France et par dix autres pays constitue un pas décisif pour rétablir l’équilibre dans les négociations et donner un nouvel élan à la solution à deux États, seule capable d’apporter une paix durable et juste.

Reconnaître la Palestine, c’est :

  • Affirmer le respect du droit international, en particulier les résolutions des Nations unies qui appellent à la coexistence pacifique de deux États.
  • Donner une voix au peuple palestinien, en lui offrant un statut juridique et diplomatique qui lui permette de défendre ses droits dans un cadre égalitaire.
  • Encourager le dialogue entre Israéliens et Palestiniens en leur permettant de négocier sur un pied d’égalité.
  • Envoyer un message de paix au monde entier, en montrant que la diplomatie peut primer sur la violence et l’escalade militaire.

Reconnaître l’État de Palestine n’est pas un geste contre qui que ce soit : c’est un engagement pour le droit, la paix et la dignité de tous. La France et ses partenaires ont aujourd’hui l’occasion d’inscrire leur action dans l’histoire en contribuant à une paix juste et durable. Plus nous attendons, plus la perspective de paix s’éloigne. Agissons maintenant pour que les générations futures héritent d’un Proche-Orient pacifié.

Derrière les débats diplomatiques, il y a des vies, des familles, des enfants qui méritent de grandir dans un avenir fait de sécurité et de liberté. Reconnaître l’État de Palestine, c’est donner une chance à cet avenir.

Rappelons que François Mitterrand fut le premier Président français à s’exprimer devant la Knesset en 1982. Dans ce discours, il réaffirma le droit d’Israël à exister et à vivre en sécurité, en condamnant toute menace terroriste contre son Peuple. Il ajouta que le Peuple palestinien a droit à un “foyer national”, un État, et qu’aucune paix durable ne serait possible sans la reconnaissance de ce droit. Enfin, il appela à une solution à deux États, en soutenant l’idée que la sécurité d’Israël et la création d’un État palestinien étaient deux conditions indissociables pour mettre fin au conflit.

J’aspire à voir émerger, en Israël comme en Palestine, une nouvelle génération de dirigeants visionnaires capables de hisser leur Peuple au niveau de l’Histoire, comme l’ont fait le Général de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer en 1963, transformant des ennemis héréditaires, France-Allemagne, en partenaires amis ; ou encore F.W. de Klerk et Nelson Mandela en Afrique du Sud, qui ont su ouvrir la voie à la réconciliation et à un avenir commun entre 1990 et 1994, où l’Afrique du Sud est passée de l’apartheid à la démocratie. Ces deux exemples du XXème siècle nous montrent que les haines ancestrales peuvent être dépassées si des Hommes (ou Femmes) d’Etat choisissent de projeter leur Peuple vers un avenir commun.

« L’Histoire est écrite par ceux qui osent agir ».

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