12 ans de mandat de M. Lefrand : Évreux, une ville en perte de vitesse
Guy Lefrand, Maire d’Évreux et Président de l’Agglomération depuis 2014, termine deux mandats marqués par une perte importante de population : entre 6 000 et 10 000 habitants en dix ans. Ce déclin démographique est un indicateur fort d’un recul de l’attractivité du territoire.
Près de 200 postes ont été supprimés dans les services publics locaux, alors que les attentes de la population ont augmenté. Les conditions de travail des agents publics se sont dégradées, contribuant à un malaise interne.
Sur le plan des investissements : malgré certains projets (IFSI à 16 M€, centre-ville à 40 M€), les résultats sur l’activité économique, le commerce et l’attractivité sont invisibles.
Le projet immobilier et commercial de Cambolle (220 maisons sur 24 hectares) est emblématique d’une navigation à vue : artificialisation des sols, absence de concertation, inadéquation aux besoins de la population, nouvelle offre commerciale dans un territoire déjà saturé.
Le centre aquatique (26 M€) va consommer les dernières marges financières : c’est l’investissement de trop, qui va freiner le reste des activités et projets.
Le centre-ville se fragilise : vacance commerciale, développement périphérique incontrôlé (Carrefour, Village des marques à Douains) ont dévitalisé le cœur de ville.
La politique économique s’est focalisée sur la logistique : peu d’emplois créés, consommation de terres agricoles, modèle non soutenable.
L’endettement s’est accru fortement : 80 M€ dès 2018, 1 500 € de dette par habitant, au-dessus de la moyenne nationale. Cela empêche la Ville d’agir sur les services publics et compromet tout nouveau projet avant 2026 (selon M. Lefrand lui-même).
Sécurité : vidéosurveillance massive mais sentiment d’insécurité persistant. L’efficacité de cette politique est elle-même remise en cause par M. Lefrand.
Vie associative : subventions coupées pour des structures locales clés : L’Abordage, MegaPobec, Maison de l’Enfant… Le festival « Le Rock dans tous ses états » a été remplacé par une opération privée déficitaire, balayant 500 bénévoles.
Culture : aucun projet majeur en 12 ans. Déménagement du conservatoire reporté. Réduction des aides, discours méprisant envers les acteurs culturels, perte de rayonnement.
Sport : abandon de la salle omnisports (3 500 places), projet financé à 80 % perdu, 28 M€ de subventions non utilisées. On garde une salle vétuste, énergivore, inadaptée.
Transition écologique : aucune stratégie ambitieuse. Pas de politique vélo, peu de rénovations énergétiques, artificialisation massive des sols.
Gouvernance : centralisation, autoritarisme, clientélisme, décisions sans concertation — parfois même sans les élus. La logique de « rapidité » a produit des erreurs de gestion et des controverses judiciaires qui ont affecté l’image de la Ville.
En résumé, les deux mandats de M. Lefrand laissent une ville plus endettée, plus divisée, moins peuplée, avec un bilan contesté.
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