Alors que les rideaux baissés sont légion en Centre-ville d’Évreux, l’ouverture d’une superette rue de la Harpe, à deux pas de la cathédrale, est à saluer. Une respiration bienvenue pour les riverains : produits alimentaires, d’hygiène, horaires élargis, accessibilité piétonne : ce commerce coche toutes les cases d’un service de base en cœur de ville. Dans une agglomération où la mobilité est parfois contrainte, notamment pour les personnes âgées ou sans voiture, ce type d’initiative est plus que bienvenu. Car cette ouverture est l’arbre qui cache la forêt des échecs.
Guy Lefrand qui promettait de redonner ses couleurs au Centre-ville a constaté, passivement, l’aggravation de la vacance commerciale. Où sont les résultats du « Plan de revitalisation du Centre-ville » vanté par la Ville ? L’hypercentre perd en attractivité, les commerces ferment, les services partent, les habitants désertent…
Rappelons qu’en 2014, au début de son premier mandat, G. Lefrand a refusé l’arrivée de la FNAC (pour ne pas faire de concurrence à Gibert), qui avait été obtenue par l’équipe de Gauche précédente et qui devait servir de locomotive commerciale pour attirer d’autres grandes marques (H et M étant la première). Voyant la FNAC partir, Monoprix qui devait également s’installer à Evreux (rue de Grenoble) a renoncé à s’installer. Quel gâchis !
Une stratégie urbaine en question
Le Bilan des mandats 2014–2025 le montre noir sur blanc : aucun plan commercial structurant, déséquilibre au profit des zones périphériques, et investissements sans cohérence globale. L’ouverture d’un commerce utile ne saurait masquer la faillite d’un projet de ville. C’est l’arbre qui cache la forêt des échecs.
RPA appelle à une véritable politique de revitalisation du centre-ville : cohérente, sociale, durable, et centrée sur les besoins des habitants. Nous croyons en un centre-ville vivant, accessible, populaire. L’arrivée de la superette montre que c’est encore possible. Mais il faut une volonté politique pour que cela devienne la norme et non l’exception.

