Le festival Rock in Évreux 2025, loin de l’élan des années précédentes, a peiné à remplir ses scènes et à captiver le public. Malgré des têtes d’affiche comme MC Solaar et Matmatah, la programmation hétéroclite et sans ligne artistique claire semble avoir dérouté les festivaliers et dilué l’identité musicale de l’événement.
Une fréquentation en berne :
Le chiffre n’est pas communiqué officiellement (tout un symbole), mais la presse laisse deviner une chute notable de la fréquentation. Une baisse confirmée par l’ambiance décrite : peu de public pour certains concerts, relégation du festival dans les classements culturels régionaux, absence de retombées médiatiques notables à l’échelle nationale. Cela témoigne d’un désintérêt croissant du public ébroïcien… plus intéressé par le festival de Grossoeuvre « Ca sonne à la Porte » qui ressemble au début de l’ancien Festival Rock, avec une vraie authenticité, un bénévolat fort de la jeunesse et une démarche culturelle et non commerciale.
Un événement déconnecté de son territoire :
Malgré les subventions publiques, Rock in Évreux ne rayonne plus comme moteur d’attractivité pour le territoire. Aucune articulation avec les autres structures culturelles locales, aucune vraie démarche d’inclusion sociale ou de lien avec les habitants : le festival est devenu une « bulle commerciale », sans ancrage populaire.
Un festival qui interroge la politique culturelle locale :
Alors que la majorité municipale a abandonné des structures culturelles emblématiques comme L’Abordage, elle a opté pour un festival coûteux et commercial, dont l’impact réel sur la dynamique culturelle et économique du territoire est de plus en plus contestable. Ce choix révèle une stratégie de vitrine, plus qu’un projet culturel structurant.
Rock in Évreux 2025 agit comme un révélateur : la politique culturelle actuelle est à bout de souffle. Elle ne suscite plus ni participation, ni fierté, ni dynamique de territoire.
Pour Rassemblés pour Agir, la culture doit redevenir une fabrique du lien social, de la création collective, et du rayonnement populaire. Il est temps de repenser la culture non comme une vitrine, mais comme un levier d’ancrage local et de participation citoyenne.
