
L’implantation du nouveau centre hospitalier entre Cambolle et Parville, décidée sous la municipalité de Jean-Louis Debré et inaugurée en 2010 sous le mandat de Michel Champredon, a permis de remplacer l’ancien hôpital Saint-Louis devenu vétuste.
Cependant, les importants terrassements réalisés à l’époque auraient profondément modifié la stabilité des sols environnants. Avec le temps, certains secteurs se sont progressivement renaturés, accueillant une biodiversité remarquable composée d’espèces végétales et animales protégées.
Dans ce contexte, les projets d’urbanisation pavillonnaire soutenus par la municipalité actuelle inquiètent plusieurs acteurs locaux. Les critiques portent autant sur la destruction potentielle de nouveaux habitats naturels que sur les risques futurs liés au changement climatique : sécheresses, fortes pluies, érosion ou fissuration des constructions.
Les opposants au projet s’interrogent également sur la pertinence de nouvelles infrastructures — voiries, réseaux, équipements publics — alors que du foncier déjà urbanisé reste disponible dans le quartier.
Pour Rassemblés pour Agir, l’avenir de Cambolle-Parville ne peut pas être traité comme une simple réserve foncière pour accueillir des opérations immobilières. Ce secteur porte déjà les traces de décisions lourdes d’aménagement, notamment liées à l’implantation du centre hospitalier. Il appelle donc prudence, transparence et responsabilité.
Nous demandons au maire d’Évreux et président de l’agglomération, G. Lefrand, de suspendre toute fuite en avant urbanistique tant que les études environnementales, hydrologiques et géotechniques n’auront pas été rendues publiques et débattues avec les habitants. Il n’est pas acceptable que l’on engage l’avenir de ce site sans mesurer précisément les risques pour les sols, pour la biodiversité, pour les riverains et, demain, pour les finances publiques.
Les Ébroïciens n’ont pas à payer, une fois encore, les conséquences de choix précipités ou mal maîtrisés. Le maire doit se battre pour défendre l’intérêt général, pas pour accompagner une urbanisation de court terme. Il doit rendre compte des projets envisagés, des coûts potentiels, des risques identifiés et des garanties exigées. À Cambolle-Parville, comme ailleurs à Évreux, nous voulons une ville qui protège ses habitants et son environnement, pas une ville qui avance les yeux fermés.
Cambolle-Parville : des inquiétudes sur l’urbanisation future
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